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L'exigence n'est pas négociable !

Liste d'articles pour aider les parents à devenir le coach d'orientation de leurs enfants.

Ce test vous révélera votre vocation professionnelle en 15 minutes ! Partie 5.

En introduction, il est nécessaire de circonscrire les contours du test d’orientation, son origine et sa réelle portée. Vous en avez déjà lu des titres comme ça, hein ?

Vous voulez savoir pourquoi ils vous prennent encore plus pour des cons que ce que vous pensez déjà ? Lisez la suite.

Mais non ne soyez pas déçu de ne pas avoir de super test à faire ! Ce que vous allez lire sera beaucoup plus révélateur et intéressant.

Non mais l’idée ici c’est que vous compreniez le fond. Alors ok, on le sait, comme le dirait notre regretté Jean Pierre Coffe : les tests, C’EST D’LA MERDE !

Et malgré cela, il y en a dans tous les magazines féminins, les sites de dev perso et de psychologie et vous en raffolez. Si vous ne les aimiez pas, ils ne vous les proposeraient pas, bien. C’est de la merde, mais vous en consommez.

Surtout pour l’orientation.

Mais vous ne savez pas pourquoi et beaucoup les utilisent quand même, sous couvert de raisons idiotes.

Vous devez comprendre le problème, le mécanisme et la supercherie de l’approche pour accompagner intelligemment votre ado. Allons-y !

L’attirance pour les tests s’appuie au minimum sur ces trois ressorts de la psychologie humaine :

- Le plaisir lié à l’instinct primaire de vouloir en savoir plus sur nous-même.

- La tendance naturelle à s’identifier, à se retrouver dans ce qui est dit malgré l’absence totale de contexte. Je vous renvoie à l’effet Barnum.

- Le troisième ressort est la tendance naturelle que l’on à vouloir repousser, voire déléguer, à faire faire par un autre ce que l’on pourrait ou devrait faire soi-même. Bref la flemme, et dans le cas des adolescents, c’est à associer avec des récompenses émotionnelles qui leur donnent beaucoup plus de plaisir, que de réfléchir à leur avenir, ces questions d’orientation pouvant générer beaucoup d’angoisse.

Tout cela explique le succès de l’astrologie ou de la voyance.

Les tests sont la base de 95% des méthodes d’orientation.

En 20 ans, j'en ai accompagné des étudiants brillants qui avaient basé leur avenir sur ces résultats et 3 conseils.

La réalité ? C'est une supercherie bien rodée.

Et voici pourquoi très succinctement :

  1. Ces fameux "tests d'orientation" ? Ce sont en réalité des tests de personnalité au travail (RIASEC, MBTI) détournés de leur usage initial. Dont l’intérêt est limité mais a pris des proportions prépondérantes dans le monde du travail et du dev perso.
    Tout le monde tombe dans le panneau et sans y réfléchir considère qu’il est normal de penser qu’il faut une certaine personnalité pour faire tel ou tel métier. Mais non, ce n’est pas la personnalité qui définit compétences et envie.
  2. Même si certains éléments de la personnalité ont un intérêt, ils sont basés sur une vision limitée et dépassée :
  • La personnalité serait "stable"
  • Les aptitudes seraient "figées"
  • Les qualités pour des métiers seraient "prédéfinies"

Qui se comporte exactement de la même façon au travail et à la maison ? Personne.

LE deuxième effet Kiss Cool lié au problème (bon si vous ne comprenez pas vous pouvez taper ces termes dans youtube, vous passerez un moment de détente avant de revenir) :

Ces tests (comme tous les autres services d’orientation) modifient subtilement votre demande initiale :

Vous cherchez : "Quel métier je veux vraiment faire ?" Ils répondent à : "Pour quel métier êtes-vous fait ?"

 

Réfléchissez, ils ne peuvent pas répondre à la première question !

 

C’est comme si l’on vous présentait quelqu’un et qu’après deux heures de discussion on vous expliquait qu’il s’agit de votre âme sœur alors que vous n’avez aucune affinité avec cette personne et ne l’appréciez pas plus que cela.

C’est assez perturbant finalement.

Alors pourquoi cela ne marche pas ?

La personnalité, les compétences, les qualités, les défauts, les résultats n’ont rien à voir avec ce l’on aime et ce que l’on veut ou notre envie.

Comment le test standardisé peut prendre en compte :

  • L'étudiant passionné par 10 domaines différents
  • L'artiste qui s'ennuie dans le système classique
  • Le "scanner" qui aime explorer sans cesse de nouveaux horizons
  • Le visionnaire qui rêve d'un métier qui n'existe pas encore
  • Le HPI
  • Le multipotentiel

 

Ce n’est pas une question de personnalité et ce n’est pas non plus totalement une question de compétences !

Vous connaissez les compétences d’un parent solo ?

Il peut ranger, nettoyer une maison, faire faire leurs devoirs et donner le bain aux enfants pendant qu’il prépare le repas. Et bien d’autres choses encore en mode multi-tâche.

Pensez-vous que tous les parents solos voudraient forcément d’une carrière qui utilise ces compétences-là ?

Je vous fais grâce de l’élaboration sur l’influence et la menace sur l’objectivité de la réflexion de l’étudiant, mais je vous invite à y réfléchir.

Je crois que l’on a fait le tour sur les tests.

S’orienter c’est faire un choix. Choisir un métier, une activité professionnelle. 

Transformons cette triste réalité en amusement : et vous, quelle a été votre expérience avec les tests d'orientation ? Ont-ils vraiment influencé vos choix de carrière ? Partagez votre histoire en commentaires sur LK !

Comment « bien » orienter soi-même son ado ? Partie 1.

Si vous pensez faire du bon boulot, vous rêvez, les chiffres le prouvent. Mais moi je vais vous former par une série d'articles.
Comme indiqué hier, voici le premier d’une longue série d’articles visant à proposer aux parents de balayer quelques idées reçues sur l’orientation, d’apprendre quelques notions de base pour bien envisager la question et l’enjeu, et enfin, aborder quelques éléments pratiques que vous pourrez mettre en œuvre.

Pourquoi ? Contextualisons clairement la situation.

À un premier niveau, parce que si je vous dis quoi faire directement, mais que vous ne savez pas pourquoi, c’est un premier problème. Vous devez avoir la capacité d’exercer votre esprit critique à chaque étape.

Imaginez que mes théories soient basées sur les forces cosmiques ou le 4ème accord toltèque, ce serait important que vous le sachiez d’emblée, non ?

Passons au deuxième niveau, l’état de la situation.

D’après les chiffres, vous êtes environ 60% à vous occuper de conseiller votre enfant sur son orientation.

Alors évidemment, c’est le genre de choses que l’on pense que l’on peut faire soi-même, qui n’a pas l’air compliqué et qui ne semble pas vraiment avoir de conséquences…

Sauf que ça, ce n'est pas la réalité, c’est juste ce que l’on se raconte parce que l’on croit bien faire et que l’on veut garder un certain « contrôle » de la situation.

Les chiffres sont têtus, les conséquences de l'orientation parentale (qui correspond à 60% des sources d’orientation), on les connait et elles sont de 37% et plus d'échec / de réorientation post bac. (source CNESCO / services de l’état)

Donc sans stratégie ou méthode, en manageant l’orientation de votre enfant, vous avez 1 chance sur 3, de vous créer :

·      un problème,

·      des soucis,

·      de grosses dépenses si l’on pense au coût d’une année universitaire. (hors coût émotionnel et relationnel de toutes les parties prenantes.

 

En réalité, lorsque l’on creuse les données, logiquement, le rapport fait que ces chances sont encore supérieures… 1 chance sur 2 ne m’étonnerait qu’à moitié.

Mon job, n’est ni de vous stigmatiser, ni de vous juger, ni de vous brosser dans le sens du poil en vous expliquant que si vous le faites avec bienveillance, c’est tout ce qui compte.

Non, mon job, c’est de vous faire comprendre et analyser votre besoin, et de ne pas batailler contre l’envie de parent d’aider son enfant, et donc de vous aider à faire les choses le mieux possible.

N’attendez pas que je vous dise ce que vous avez envie d’entendre. Parce que sinon ces chiffres ne bougeront pas. Ensemble, nous allons réfléchir à trois bricoles, et cela vous donnera les moyens d’opérer des changements si vous les jugez utiles.

La saison de l’orientation approche vite, mais d'ici à un mois, vous saurez un peu ce dont il retourne.

Je n’y connais rien en finance, mais j’ai décidé de conseiller mon père sur ses placements.

C’est un peu fou non ? Bah pas plus que quand vous décidez de conseiller votre enfant sur son orientation.

 

Nous allons remédier à cela, je vais me former à la finance (non, ce n'est pas vrai, je n'ai pas le temps) et vous allez vous former à l’orientation.

La situation et l'enjeu sont posés, la suite bientôt.

De Parent à Coach d’orientation ! Pour éviter de jeter 15 000 euros minimum. Partie 7.

Fini l’intro du problème, place à l’action. C’est l’enjeu, car c’est la facture à payer s’il change de projet. Et nous l’avons vu précédemment il y a 40 % de chances que cela arrive.

Votre posture idéale : Je me fous de ce que veut faire mon gamin. Et là ça va être dur. La méthode Coué peut vous aider.
Votre mindset : Il doit me convaincre de lui filer 15 000 euros pour son projet.

Avec ces deux préalables, vous êtes dans les bonnes dispositions pour ne pas rester à la surface des choses. Il peut y avoir d’autres éléments, mais déjà, là c’est pas mal.

Je vous parle ici de vraiment coacher votre enfant, sans les tests, avec une approche la plus centrée sur lui possible, qui le responsabilise, l’autonomise et le rend acteur de ses choix.

Maintenant, comment approfondir des banalités ?

« Je veux aider les gens plus tard ! »

« Je veux faire un métier qui m’intéresse ! »

« Je veux travailler avec des gens sympas. »

Et voilà des envies bien bateau, qui ne font pas avancer…

Ces phrases vous sont familières ? ou d’autres encore.

Vous devez viser l’ultra précision !

Alors, comment transformer ces envies générales en concret ?

La clé ? L'art de poser les bonnes questions à votre ado !

Voici 3 types de questions pour des discussions enrichissantes :

Questions pour clarifier sa pensée :

  • "Quand tu dis 'aider les gens', à quoi penses-tu exactement ?"
  • "Qu'est-ce qui te paraît le plus important dans un métier ?"

Questions pour explorer ses certitudes :

  • "Qu'est-ce qui te fait penser que ce serait le bon choix ?"
  • "As-tu imaginé d'autres façons d'atteindre cet objectif ?"

Questions pour approfondir ses motivations :

  • "Comment voudrais-tu te sentir dans ton futur métier ?"
  • "Qu'est-ce qui est vraiment important pour toi et pourquoi ?"

A vous ensuite de rebondir et de tirer le fil rouge jusqu’au bout.

Un exemple concret avec : "Je veux aider les gens".

Ne vous arrêtez pas là ! engagez la discussion en créant le contexte. Un avocat aide les gens, un développeur aussi, tout comme un professeur, un formateur, un coach. Aidez-le à préciser SA vision unique de l'aide qu'il souhaite apporter et surtout pourquoi.

Je le répète, vous devez avoir l’impression d’avoir profondément compris ou d’être totalement convaincu. Comme s’il vous vendait son projet et vous demandais 15000 euros.

Vous les lui donneriez à ce stade ou pas ?

L'objectif ? L'amener à :

  • Découvrir ses vraies motivations
  • Affiner sa réflexion
  • Se projeter concrètement
  • Construire un projet qui lui ressemble

Pour cela, dans l’idéal, vous devez apprendre les différents types de question et réfléchir à leur impact et vous entrainer à poser des questions ouvertes exemptes de jugement et d’influence.



 

 

Des manières de s’orienter, y en a-t-il plus de 12 ? Putaclic ou pas ? Partie 3.

Si on cumule les différentes sources de conseils ou d’influence, de processus ou de formes qui sont clairement définies (source CNESCO – service de l’état), mais sans considérer une unité au niveau de la finalité ou de la qualité du processus ou du résultat bien sûr, voici la liste que l’on peut faire :

-      Les conseils des professeurs.

-      L’influence des parents, cousins, etc.

-      Salon de l’orientation.

-      Pour faire comme son ami(e).

-      La passion principale de l’étudiant.

-      La grande école pour sa réputation.

-      Une voie pour se laisser le maximum de portes ouvertes.

-      La carrière qui fera gagner le plus d’argent.

-      Test d’orientation gratuit ou pas.

-      Bilan d’orientation.

-      Conseiller d’orientation.

-      Coaching d’orientation.

-      Et tous les autres services ou packages labellisés sous différentes syntaxes, mais où l’objectif en généralest de « s’orienter » (en dehors de toute définition précise du terme), et qui sont soit des méthodes inventées, soit des « remix » de tests + bilans.

 

Combien d’entre vous en ont compté 13 ? Il y en a qui ne suivent pas dans le fond, je note les noms…

Et oui, il y en a bien plus de 12, parce que le 13éme, moi qui fait régulièrement des veilles pour les besoin de l’AFCSE pour évaluer le marché, que ce soit au niveau de différentes offres ou même de livres qu’on peut voir sur Amazon, on peut clairement considérer qu’il y en a une vingtaine ou une trentaine dans le circuit qui se renouvellent.

 

Rassurez-vous, nous n’allons pas toutes les passer en revue, seules les principales qui sont utilisées en soutien par les parents pour voir de quoi il retourne exactement.

Aucun intérêt d’approfondir les sources de conseils, nous n’avons aucun éléments de contexte, ni de méthode.

L’offre publique, via les CIO et les conseillers d’orientation psychologue au sein des établissements étant impénétrable, nous allons rapidement nous concentrer sur l’offre privée sur laquelle nous avons des éléments d’analyse concrets.

De cette liste, nous retenons donc les tests d’orientation, les bilans, les conseils d’orientation, le coaching d’orientation et tous les autres « packages ».

Bilans et Conseils d’orientation sont exactement la même chose. Ils ont pour préalable la passation de différents tests dont l’origine et la validation nous sont inconnues. Par contre, les bases sont toujours les mêmes : les tests de personnalité au travail du type RIASEC ou MBTI.

Les autres méthodes inventées étant véritablement anecdotiques sur le marché je ferai l’impasse et d’ailleurs je ne les connais pas toutes, fort heureusement.

L’idée est bien ici d’identifier ce qu’en tant que parent, il peut être intéressant d’aller chercher dans ces outils, processus ou méthodes, pour que vous puissiez accompagner votre enfant intelligemment !

La suite en partie 4.

L'orientation via l’offre privée en France : l’envers du décor est une réalité alarmante. Partie 4.

Les chiffres sont sans appel : 43% des jeunes choisissent une voie sans projet professionnel défini. Une situation préoccupante qui mérite notre attention. Parce que déjà, nous l’avons abordé, choisir une voie, ce n’est pas choisir un métier.

Les entreprises privées et bien des « experts » indépendants ont pris le relais des conseillers au sein des écoles, en proposant différents services d’orientation scolaire et professionnelle basés souvent exclusivement sur le principe tests + bilan.

C’est très pratique au niveau du choix des intervenants, car cela peut être mis en œuvre par n’importe qui ! Malheureusement pour l’élève, tout n’est pas aussi rose…

Donc en définitive, au niveau de l’offre privée et quelle que soit l’appellation utilisée, nous avons :

  1. Les tests d’orientation,
  2. Les tests d’orientation couplés à des bilans/conseils d’orientation,
  3. coaching d’orientation.

Les Bilans et Conseils d’orientation sont exactement la même chose. Ils ont pour préalable la passation de différents tests dont l’origine et la validation nous sont inconnues. Par contre, les bases sont toujours les mêmes : les tests de personnalité au travail du type RIASEC ou MBTI.

Les chiffres qui devraient nous alerter (Cnesco 2018)

Sur un échantillon représentatif de 1158 jeunes (60% orientés par les parents et les profs):

  • 37% déclarent n'avoir reçu AUCUN accompagnement
  • 54% ont abandonné leurs aspirations suite à des découragements
  • 37% changent de filière avant la fin de leur Licence

Le coût caché de la mauvaise orientation

Au-delà de l'aspect financier (services d'orientation, années d'études supplémentaires), n'oublions pas l'impact psychologique : perte de confiance, démotivation, errance vocationnelle.

Pourquoi un tel échec ?

Le système actuel repose principalement sur des tests de personnalité (RIASEC, MBTI) détournés de leur usage initial. Ces outils, bien que pratiques, ne peuvent remplacer une réflexion approfondie sur son avenir professionnel.

Les trois failles majeures :

  1. Des tests de personnalité inadaptés à une réflexion d'orientation
  2. Des bilans automatisés, sans réelle personnalisation
  3. Des intervenants insuffisamment qualifiés

La suite en Partie 5. C’est là qu’on va commencer à rigoler un peu !

L’école face à l’étudiant. Insertion ou orientation ? Un fossé énorme. Partie 2.

Il convient de continuer à défricher le sujet et circonscrire la question.

L'insertion, c’est l'action de placer quelqu'un dans un job, remplir une case, répondre aux besoins d’un marché. C’est du « prêt-à-travailler », souvent sans réelle considération pour les aspirations profondes de l’individu. La société à besoins de travailleurs qualifiés dans plusieurs domaines. L’école représente un système d’aiguillage et vous apprend à ne penser qu’en termes de « voies », très tôt.

L’orientation, c'est tout l'inverse. Elle aide à explorer, comprendre, choisir en fonction d’envies, de valeurs, de passions et d'objectifs de vie. C’est un processus qui place la personne au centre de son choix.

En clair ? L’école vous prépare à vous insérer : à choisir une voie, elle guide un jeune quelque part. La réflexion vous prépare à vous orienter : à choisir un métier.

Nous allons ensemble nous focaliser sur l’orientation.

Le problème, c'est que l’orientation est un concept flou et fourre-tout, les amalgames sont possibles et surtout, n’importe quel processus ou méthode est envisageable.

L'orientation est un « domaine » aux méthodes non validées scientifiquement. Pas de standards, pas de norme, pas de règles. Bref, nous avons ici les bases pour une totale absence d’unité dans l’approche.
(Et oui. Bientôt, nous allons aborder les tests basés sur le RIASEC ou le MBTI)

Alors pourquoi manque-t-on d'études rigoureuses pour évaluer leur impact à long terme, comme il en existe en santé, en psychologie ou en éducation ?

Que pourrait révéler de telles études pour les acteurs du système éducatif et économique ?

Nageons-nous dans un bain d’incohérences et des objectifs diamétralement opposés entre individus et société ?

D'un côté, la bien-pensance et la notion de "Responsabilité Sociale des Entreprises" (RSE) prône des approches qui intègrent le bien-être, le développement et les aspirations individuelles.

De l'autre, le marché du travail exige toujours plus de "profils adaptés" pour répondre à des postes ciblés, de l'ouvrier au cadre.

Peut-on construire une société durablement productive en poussant chacun à trouver un sens à son travail, à s’assurer de faire ce qu’il aime, tout en exigeant une adaptation aux seuls besoins économiques ?

S’orienter, c’est choisir. Et j’imagine beaucoup de métiers d’ouvriers que ces professionnels n’ont pas « choisi ».

Dans ce contexte, le processus d’insertion actuel, basé sur les notes et les choix de filières précoces, est à contre-courant des aspirations et défis modernes.

A-t-on besoin d’études scientifiques pour visualiser ce décalage lorsque l’on interroge la situation ? Non.

Mince alors, avec toutes ces méthodes et théories, mais combien de manières de s’orienter existe-t-il au juste ?

Alors c’est bien, on vient de définir les forces en présence, l’école et les entreprises d’un côté, et l’étudiant de l’autre, les objectifs de chacun et les incohérences de cette rencontre d’idéaux.

Maintenant, pour ceux qui s’intéressent avant tout à « orienter » intelligemment leur enfant, la suite en Partie 3, bientôt.

RÉVÉLATION : Votre succès dépend de COMMENT vous posez vos questions. Partie 8.

Déjà, il n’y a pas de questions « puissantes », laissons ces conneries aux impactuenceurs…

La nature du questionnement est ce qui peut tout changer. Votre objectif est d’en maîtriser l’art ! Cela marche pour orienter votre ado, mais aussi pour votre choix professionnel.

Questionner pour faire un choix, et questionner ses choix, chez moi c’est un mode de vie depuis plus de 30 ans.


Questionner un choix, c’est ce qui fera la différence entre un bonne et une mauvaise décision.


Non pas pour le résultat, mais pour l’acceptation du résultat. Car ce choix doit être fait en ayant abordé toutes ses implications.

Ça c’est dans l’idéal et c’est ce que vous devez viser.

Pour cela, il vous faut creuser dans toutes les directions, aussi profondément que possible.

Alors hop, déjà petit tour d’horizon rapide sur les types de questions :

 

Questions de clarification :

Qu’entendez-vous par… ?

Quelle est votre difficulté principale ?

Quel est le lien entre… et… ?

De quelle manière est-ce en relation avec notre problème / discussion ?

 

Questions sur les hypothèses :

Que supposez-vous ?

Il semble que vous supposez que… . Est-ce que je vous comprends correctement ?

Tout votre raisonnement dépend de l’idée que… . Pourquoi avez-vous basé votre raisonnement sur… plutôt que sur… ?

Il semble que vous supposez que… . Qu’est-ce qui vous fait penser que c’est vrai ?

Est-ce toujours le cas ? Pourquoi considérer cette supposition comme une évidence ?

 

Questions sur les raisons et les preuves :

Comment ceci s’applique à notre cas ?

Que pourriez-vous répondre à une personne qui dit que… ?

Par quel raisonnement êtes-vous arrivé à cette conclusion ?

 

Questions sur les opinions ou les points de vue :

Qu’en concluez-vous ?

Si cela se passait, quelles en seraient les conséquences ? Pourquoi ?

Quel effet cela pourrait-il avoir ?

Y a-t-il une alternative ?

 

Questions sur les implications et les conséquences :

Comment peut-on découvrir que… ?

Est-ce qu’une autre personne poserait cette question différemment ?

Selon, vous que va t'il arriver ? Si c'était vrai, qu'est-ce que cela pourrait changer ou produire ?


Questions de stratégie :

Avant de répondre à cette question, à quelles autres questions devrions-nous répondre d’abord ?

Pourquoi faudrait-il répondre à ces questions dans cet ordre, qu'est-ce que cela changerait ?

Pourquoi ce sujet est-il important ? 

Ne vous limitez pas à cette liste, recherchez, réfléchissez, formez-vous comme vous le feriez pour tout autre sujet.

Une fois la question posée, déroulez la compréhension en rebondissant ou en cherchant l’approfondissement par rapport à ce qu’il a dit, demandez des éclaircissements, etc.

Vous souhaitez l’adapter pour vous-même ? Procédez identiquement.

Un seul objectif : rechercher la précision, arriver sur quelque chose de concret.

Il doit noter tout ce à quoi vous arrivez ensemble par la discussion.

Un bilan d'orientation, c’est comme faire un choix en tirant à la courte paille. Partie 6.

Ou à pile ou face, c’est en fonction de vos préférences. Le bilan d’orientation ça fait super sérieux et apparemment, c’est structuré et bien rodé, mais cela cache des enjeux complexes que peu de personnes mesurent réellement et tout repose sur des tests suivis d'un entretien pour vous commenter les résultats et vous conseiller des voies. Abordons-le par trois angles distincts.

La situation est particulièrement préoccupante concernant la qualification des intervenants.

Absence de cadre réglementaire :

  • Aucune norme pour les tests d'orientation
  • Pas d'encadrement des pratiques
  • Absence de formation minimale requise

La maîtrise du questionnement est rarement mise en œuvre dans les bilans d'orientation standards car il n’y a pas vraiment le temps et quand cela arrive...

Les intervenants peu rigoureux, malgré leur bonne volonté, peuvent inconsciemment :

  • Orienter la réflexion dans une direction prédéfinie
  • Manquer d'ouverture dans leur questionnement
  • Négliger des éléments cruciaux à approfondir
  • Passer à côté de croyances limitantes à déconstruire
  • Influencer subtilement les réponses de l'étudiant

 Au minimum.

La complexité du questionnement professionnel

Il y a beaucoup de types de questions et sans en détailler chacune, car vous trouverez tout cela grâce à votre IA préférée, en voici un éventail : questions ouvertes, fermées, questions orientées et alternatives, questions de contrôle et de diversion, questions provocantes et motivantes, questions suggestives et réponse interrogatives.

La dénomination des packages ne reflètent ni leur nature, ni le process.

Un exemple rapide :

Sur le site BIOP service émanant de la CCIP de Paris, accédé en 2010 et qui n’existe plus (j’ai le screenshot s’il faut ;) : « Le spécialiste de l’orientation qui vous accompagnera lors de votre bilan d’orientation veillera à vous faire passer des tests d’orientation et de personnalité choisis en fonction de votre situation et de votre problématique personnelle et/ou scolaire. »

Un test d’orientation et de personnalité personnalisé en fonction de votre situation et problématique, c’est clair, cela ne veut rien dire et cela n’existe pas.

La pertinence de la méthode pyramidale ?

Bilan ou conseil, on va vous proposer une méthode pyramidale qui n’apporte pas grand-chose. Sachez que la recette du bilan de compétences est absolument identique.

La méthode pyramidale reprend sans trop approfondir ou questionner ces thèmes :

·     Votre niveau scolaire

·     Vos forces/vos faiblesses (personnalité au travail, basé sur le RIASEC / MBTI)

·     Vos compétences

·     Vos envies

En soi, c’est restrictif mais pourquoi pas, le problème réside dans l’exploration inexistante.

Par conséquent, conceptuellement, mais également structurellement, baser une méthode d’orientation sur ces éléments est très réducteur, pour ne pas dire stupide.

Il semblerait que tous ces professionnels décident d’occulter des composantes cruciales de la question, parce que les prendre en compte pour changer le process créerait un type accompagnement trop long et trop couteux. Peut-on aller jusqu’à imaginer qu’ils sont de bonne foi et qu’ils n’ont pas eu la lucidité d’y penser et de l’inclure ?

Le savoir ou encore le niveau scolaire, cela peut s’acquérir en travaillant.

Le savoir-être ou encore la personnalité, cela peut se développer.

Le savoir-faire ou encore les compétences, cela peut s’acquérir par l’expérience.

 

Mais alors, quel est le sens de l’accompagnement qu’ils proposent s’ils ne prennent pas cela en compte ?

Quand un service ne s’occupe pas du problème du client, c’est soit par :

-      Manque d’empathie (réflexion, design thinking basique, etc.),

-      Ce n’est pas possible

-      Le rapport solution / coût de résolution est défavorable

Si la majorité de la population est orientée n’importe comment, c’est parce que les accompagner de façon normée ET intelligente est trop couteux et que le client n’est pas prêt à payer le prix du service nécessaire.

Il y a un besoin, le problème est énormissime, peu de gens peuvent / veulent payer pour le résoudre comme il faut car les problèmes ne sont pas immédiats.

C’est comme la cigarette, le cancer c’est pour dans 20 ans. On verra le moment venu.

Vos croyances vous piègent ! Merde, bon bah baissons les bras alors… Nan, c’est pas notre genre. Partie 9.

"Se garder toutes les portes ouvertes" : introspection de la plus grosse connerie

Imaginez-vous être dans un couloir avec 1000 portes ouvertes, vous faites quoi ? Non mais vraiment, fermez les yeux et imaginez-le, ouai, comme sur la photo qu’il est bon de mettre sinon ce n’est pas engageant. Sauf que sur mon site j’en mets pas.

Alors ? Verdict ? C’est compliqué ou pas ?

Bah voilà, se retrouver dans ce couloir à avancer, c’est ce que vous conseillez généralement à votre beau bébé tout grand...

Et en plus de lui créer un problème, j’ai une mauvaise nouvelle : vous êtes probablement en train de vous tirer une balle dans le pied.

Non mais en 3ème, rester en général, OK, c’est la quête des parents exigeants.

Mais le problème, c’est qu’ensuite en terminale, cela enferme dans un process.

La stratégie, c’est d’avancer et de voir plus tard ? Il est trop tôt, il n’est pas assez mûr ? Moi j’appelle ça, la politique de l’autruche.

Le syndrome du "je garde mes options ouvertes", c'est comme dire "Je vais apprendre toutes les langues du monde pour ne pas me limiter dans mes voyages futurs"...
Ou comme rêver d’être entrepreneur mais d’attendre l'idée parfaite pendant des années.

Sauf que souvent c’est faux, beaucoup de portes se sont déjà fermées.

Mais là, le twist c’est qu’il est parti en école d’ingé ou qu’elle est partie en com’ (bah oui c’est genré…) que rien n’a été réfléchi, et que personne ne sait pourquoi il travaille.

Profondément, pas superficiellement.

Travailler pour travailler, ça ne marche pas, alors hop un besoin de méthodo par çi, un peu d’orga par là… Sauf que le besoin est ailleurs.

Le paradoxe qui tue la motivation

Imaginez un instant... Scénario A : "Je veux devenir le meilleur pâtissier du monde !" Scénario B : "Je garde toutes les portes ouvertes, peut-être ingénieur télécom, ou développeur, ou éleveur de Maine Coon..." clin d’oeil à Miss Perez…

Question : Lequel va se lever à 4h du matin pour s'entraîner à faire des macarons ?

Et c’est là tout le problème, aucun passage à l’action, aucune validation d’idée, aucune expérience préalable dans la besace, ils vont rester coincé dans un quotidien, qui en plus ne leur fera pas découvrir grand-chose à part le dernier niveau de Counter Strike, ou la dernière veste Zara. (ouai c’est encore genré, c’est pour insister, c’est con hein le process de construction de l’individu proposé par notre belle éduc nat)

La question qui fait mal (mais qui fait du bien)

Que préférez-vous conceptuellement :

  1. Avoir 1000 portes ouvertes et rester dans le couloir
  2. Choisir UNE porte et découvrir tout un monde derrière

Qu’est ce qui va générer du drive ?

Le petit secret que personne ne vous dit

L'ironie ? Plus vous excellez dans UNE direction, plus de nouvelles portes s'ouvrent naturellement. Steve Jobs n'a pas "gardé ses options ouvertes" - il a obsessionnellement poursuivi sa vision. Et regardez où ça l'a mené ! Bon faut dire qu’il n’avait pas d’écran dans la poche qui fait du bruit souvent.

Le challenge du jour

Je vous propose un exercice simple mais puissant… ouai le mot magique est lâché :

Prenez 5 minutes (vraiment, chronométrez-vous) et faites-lui écrire : "Dans un monde idéal, sans contraintes, je serais..."

Pas "je pourrais être", pas "j'envisagerais d'être"... mais "je serais".

Et maintenant,Il est en galère ?

Vous savez quoi faire.

Il n'est jamais trop tard pour choisir SA porte.

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