Vos croyances vous piègent ! Merde, bon bah baissons les bras alors… Nan, c’est pas notre genre. Partie 9.
"Se garder toutes les portes ouvertes" : introspection de la plus grosse connerie
Imaginez-vous être dans un couloir avec 1000 portes ouvertes, vous faites quoi ? Non mais vraiment, fermez les yeux et imaginez-le, ouai, comme sur la photo qu’il est bon de mettre sinon ce n’est pas engageant. Sauf que sur mon site j’en mets pas.
Alors ? Verdict ? C’est compliqué ou pas ?
Bah voilà, se retrouver dans ce couloir à avancer, c’est ce que vous conseillez généralement à votre beau bébé tout grand...
Et en plus de lui créer un problème, j’ai une mauvaise nouvelle : vous êtes probablement en train de vous tirer une balle dans le pied.
Non mais en 3ème, rester en général, OK, c’est la quête des parents exigeants.
Mais le problème, c’est qu’ensuite en terminale, cela enferme dans un process.
La stratégie, c’est d’avancer et de voir plus tard ? Il est trop tôt, il n’est pas assez mûr ? Moi j’appelle ça, la politique de l’autruche.
Le syndrome du "je garde mes options ouvertes", c'est comme dire "Je vais apprendre toutes les langues du monde pour ne pas me limiter dans mes voyages futurs"...
Ou comme rêver d’être entrepreneur mais d’attendre l'idée parfaite pendant des années.
Sauf que souvent c’est faux, beaucoup de portes se sont déjà fermées.
Mais là, le twist c’est qu’il est parti en école d’ingé ou qu’elle est partie en com’ (bah oui c’est genré…) que rien n’a été réfléchi, et que personne ne sait pourquoi il travaille.
Profondément, pas superficiellement.
Travailler pour travailler, ça ne marche pas, alors hop un besoin de méthodo par çi, un peu d’orga par là… Sauf que le besoin est ailleurs.
Le paradoxe qui tue la motivation
Imaginez un instant... Scénario A : "Je veux devenir le meilleur pâtissier du monde !" Scénario B : "Je garde toutes les portes ouvertes, peut-être ingénieur télécom, ou développeur, ou éleveur de Maine Coon..." clin d’oeil à Miss Perez…
Question : Lequel va se lever à 4h du matin pour s'entraîner à faire des macarons ?
Et c’est là tout le problème, aucun passage à l’action, aucune validation d’idée, aucune expérience préalable dans la besace, ils vont rester coincé dans un quotidien, qui en plus ne leur fera pas découvrir grand-chose à part le dernier niveau de Counter Strike, ou la dernière veste Zara. (ouai c’est encore genré, c’est pour insister, c’est con hein le process de construction de l’individu proposé par notre belle éduc nat)
La question qui fait mal (mais qui fait du bien)
Que préférez-vous conceptuellement :
- Avoir 1000 portes ouvertes et rester dans le couloir
- Choisir UNE porte et découvrir tout un monde derrière
Qu’est ce qui va générer du drive ?
Le petit secret que personne ne vous dit
L'ironie ? Plus vous excellez dans UNE direction, plus de nouvelles portes s'ouvrent naturellement. Steve Jobs n'a pas "gardé ses options ouvertes" - il a obsessionnellement poursuivi sa vision. Et regardez où ça l'a mené ! Bon faut dire qu’il n’avait pas d’écran dans la poche qui fait du bruit souvent.
Le challenge du jour
Je vous propose un exercice simple mais puissant… ouai le mot magique est lâché :
Prenez 5 minutes (vraiment, chronométrez-vous) et faites-lui écrire : "Dans un monde idéal, sans contraintes, je serais..."
Pas "je pourrais être", pas "j'envisagerais d'être"... mais "je serais".
Et maintenant, Il est en galère ?
Vous savez quoi faire.
Il n'est jamais trop tard pour choisir SA porte.