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L'exigence n'est pas négociable !

À propos de l’auteur

Formé, mais éternel étudiant des fonctionnements humains et organisationnels, il articule depuis près de 25 ans psychologie du travail, ergonomie, philosophie, psychanalyse et coaching, au service d’une compréhension systémique et transdisciplinaire du travail et de l’épanouissement. Il publie en open science sur les enjeux d'orientation, de santé mentale et de qualité de vie au travail (QVT), à travers une approche ancrée dans les sciences sociales — notamment le Max-out et l’Orientation Professionnelle Désassignée. 👉 Cliquez pour accéder à : Toutes les publications

Le “bon manager” bienveillant n’existe pas. Ce mythe ne vaut pas plus qu'un élixir de jeunesse.

C’est un personnage de conte, une mascotte morale qu’on agite pour éviter de parler de la structure.

 

Parce qu’un manager réel est pris entre deux feux.

D’un côté : son équipe, le travail concret, les individus, les limites, le réel qui craque.

 

De l’autre : la hiérarchie, les objectifs, les KPI, les rituels de reporting, la performance qu’on doit prouver.

 

Et dans ce conflit, il y a une loi simple, mécanique.

 

Quand deux responsabilités sont incompatibles, celle qui survit est celle qui est vitale pour le système, le profit.

 

Donc oui, le manager peut être humain, attentif, compétent, même brillant.

 

Mais au moment où l’arbitrage devient non négociable, il lui reste une priorité.

Sauver sa peau par les chiffres.

 

Et là, toute la farandole LinkedIn s’effondre.

 

Parce que ce qu’on appelle “bon management” n’est pas un style. C’est une position structurellement intenable.

 

On vend aux gens l’idée qu’ils vont être protégés alors qu’ils sont exposés par un système.

 

On leur explique que la souffrance au travail vient d’un mauvais manager alors que le système produit aussi la souffrance quand tout le monde “fait de son mieux”.

 

Même le manager “bienveillant” finit aspiré par la machine.

 

Et la machine a un truc très efficace pour tenir tout le monde.

 

Elle transforme la souffrance en langage de travail.

Tu es débordé > Tu prouves ton engagement.

Tu régules > Tu deviens suspect.

Tu tiens sans te plaindre > On se demande quoi te rajouter.

 

Résultat : on obtient des collectifs où la surcharge se performe, où l’épuisement devient une monnaie statutaire, où la santé devient un signal ambigu.

Et où les gens se mettent à raconter leur situation dans des formats acceptables, même la parole est sous contrainte.

 

Le Max-out, ce n’est pas juste “trop de travail”. C’est l'art de ce récit qui fabrique l'adhésion. Une capture par la reconnaissance et les signaux. Une performance de l’engagement qui devient identité, puis norme, puis prison.

 

Et quand ça casse, on explique encore que c’était “un problème de management”. Non.

 

C’était un problème d’architecture.

Alors on peut continuer à publier des carrousels “Le bon manager fait ceci, cela”.

 

Ça rassure.

Ça moralise.

Ça fait croire qu’il suffit d’être une meilleure personne.

 

Ou on peut arrêter de mentir aux gens.

 

Un “bon manager” ne compense pas une structure qui récompense l’aveuglement et punit la régulation. Il ne peut pas annuler la mécanique.

 

Cette mascarade des injonctions managériales doit cesser.

 

On veut des organisations qui cessent de percevoir l'équilibre de vie comme un signal de capacité de charge supplémentaire.

 

Si tu veux parler de prévention ou management. Commence par là. Pas par des slogans plaqués sans avoir regardé plus loin que le bout de ton nez.

 

#Travail #Management #MaxOut #SantéMentale #QVT #Organisation #SouffranceAuTravail

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