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L'exigence n'est pas négociable !

À propos de l’auteur

Formé, mais éternel étudiant des fonctionnements humains et organisationnels, il articule depuis près de 25 ans psychologie du travail, ergonomie, philosophie, psychanalyse et coaching, au service d’une compréhension systémique et transdisciplinaire du travail et de l’épanouissement. Il publie en open science sur les enjeux d'orientation, de santé mentale et de qualité de vie au travail (QVT), à travers une approche ancrée dans les sciences sociales — notamment le Max-out et l’Orientation Professionnelle Désassignée. 👉 Cliquez pour accéder à : Toutes les publications

Dis-moi, tu détestes qu'on t'empêche de "bien" faire ton travail ? Les penseurs de la souffrance au travail ont raison ?

Analysons tout cela hyper brièvement, ça changera.

C'est ancré dans les risques psychosociaux (RPS), les discours psy et la prévention.

Pourquoi ?

On souffrirait parce qu’on voudrait faire un travail de qualité, mais que le système, les process ou le chef nous en empêchent.

Un peu plus et le Burn-out nous guette.

C’est une très belle théorie.

Elle a juste un petit défaut : elle présuppose que l’humain aime travailler par nature, quel que soit l'objet.

Elle présuppose aussi que vous avez choisi la TÂCHE que vous devez fignoler. (et accessoirement votre métier en conscience et votre poste actuel)

Elle présuppose enfin que vous n'aimeriez pas faire autre chose.

Et par conséquent, elle invisibilise, tous les leviers identitaires d'engagement orchestré par une compétition et visibilité sociale ou systémique pour nous pousser à bosser, avoir une belle carrière, et devenir un topatop.

Si on accepte l'existence de tels leviers, alors la souffrance ne vient plus seulement du travail empêché.

Elle vient de tout ce qui vous fait tenir dans l’intenable (y compris des choix qui ne sont pas les vôtres).

Elle ne pense pas en amont, les orientations scolaires, les choix de vie empêchés et 200 autres trucs à prendre en compte, qui font qu'on se retrouve à un poste qu'on se force à apprécier, mais qu'on avait pas voulu signer pour ça à la base.

Comment peut-on dire , et se dire, qu'on pense le réel et rater ça ??

Parait-il qu'on aimerait tous se lever à 7h du matin plein d'énergie de vie pour aller faire du super boulot.

Dès le réveil notre souffle de vie nous guide, on check ses mails, engouffre une tartine et file dans le métro, pour aller remplir des fichiers Excel ou optimiser des flux logistiques par pure pulsion créatrice.

Travail empêché pour le salarié ?

La Gen Z se tourne vers des "Boring Jobs" alimentaire... la preuve par le réel ? ...que le concept de travail empêché est un concept qui ne part pas de la racine. Prochain post je le décortique...

Quand même la science et les penseurs se mettent à rêver le réel, cela explique la dérive actuelle.

Et que dire de la prévention et ses tests anti-burnout plaqués.

Même Maslach La prêtresse qui a bossé 40 ans sur le sujet à Berkeley, qui a construit l'outil MBI, fait son aveu d'échec de la conceptualisation, de la prévention. Si elle n'en a pas conçu un ? À votre avis ?

Si j'en trouve un en accès libre je pense que mon prochain post en sera une critique approfondie.

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