J’ai reçu plusieurs retours très émotionnels à propos du Max-out et de mes propos sur le Burn-out.
Et honnêtement : c’est normal.
Lorsque je dis que le Burn-out est un concept pauvre, certains y entendent une négation de leur souffrance.
Ce n’est pas le cas.
Je ne nie absolument pas la réalité vécue par des millions de personnes dans le monde.
Mais je travaille sur autre chose : le mécanisme qui mène à l’effondrement, pas son nom.
Ce qui est souvent décrit et vient de m'être partagé à linstant : "plus de sens ', “faire sans réflexion”, “aucune régulation de l’investissement”, c’est précisément le cœur de mon analyse :
👉 l’épuisement naît quand la régulation devient impossible, quand le sens lui-même est instrumentalisé comme outil de performance.
Le Burn-out, dans sa forme actuelle, n’est pas un concept.
C’est juste le nom de la cassure, exactement comme un médecin parlerait d’une fracture diaphysaire du radius pour décrire une rupture de l’avant-bras.
Le mot désigne le moment où tout lâche.
Pas le processus.
Pas la dynamique.
Pas le système qui produit cet effondrement.
Le problème, c’est qu’on a fait du Burn-out un fourre-tout conceptuel, mélangeant causes, symptômes, trajectoires, idéologies et culpabilisation.
Et cela n’aide personne.
Ni les salariés.
Ni les thérapeutes.
Ni les organisations.
Ni la recherche.
Concernant le choc émotionnel que peuvent provoquer certaines de mes formules, je le comprends parfaitement.
Mais il est totalement assumé.
On ne renverse pas un symbole collectif de souffrance totalement creux avec des caresses.
Il faut parfois heurter pour réintroduire de la pensée là où les mots, et les maux, ont été vidés de leur sens.
Pour aller plus loin, je vous invite à lire la synthèse accessible du Max-out et à me faire un retour critique :
👉 https://zenodo.org/records/17376416
Et je termine actuellement mon prochain texte, consacré à la genèse du phénomène et son développement, qui met à jour des mécanismes jusqu'ici jamais décrit par les sciences humaines.