5 idées pour encourager et accompagner la flexibilité cognitive chez les adolescents.
*Petit Bonus, cela marche aussi pour les adultes qui n’acceptent pas forcément bien la critique constructive de leur travail. ;)
1. La curiosité : Un des moyens les plus efficaces pour développer la flexibilité cognitive chez les jeunes est de cultiver la curiosité intellectuelle. Les enfants et adolescents qui apprennent à poser des questions, à explorer différentes perspectives et à réfléchir de manière critique sont plus enclins à ajuster leur pensée en fonction des nouvelles informations qu'ils reçoivent. Les éducateurs peuvent jouer un rôle clé ici, en encourageant les débats constructifs en classe, en posant des questions ouvertes et en incitant les élèves à remettre en question leurs idées préconçues. Bref favoriser la critique constructive.
2. Prendre en compte différents types de pensée sur un sujet ou différents angles d’approche dans la résolution de problèmes complexes : Proposer aux jeunes des tâches qui nécessitent de penser en dehors des sentiers battus. Par exemple, en mathématiques, il peut s’agir de résoudre des problèmes pour lesquels plusieurs approches sont possibles. En sciences, cela pourrait consister à tester différentes hypothèses expérimentales. La philosophie peut également être un bon moyen pour certaines questions comme l’environnement ou les relations humaines.
3. Les modèles : L’un des facteurs sous-estimés dans l’apprentissage de la flexibilité cognitive est l’importance des modèles de rôle. Des figures comme Elon Musk ou Marie Curie, Tesla, etc. sont souvent cités pour leur capacité à repenser fondamentalement les règles établies dans leurs domaines. Présenter ces exemples aux jeunes, en mettant en avant leurs capacités à revoir leurs certitudes, permet de les encourager à développer une conception de l’approche multiple des sujets.
4. Encourager la remise en question : Adam Grant préconise la pratique du "repensement", où les individus sont encouragés à reconsidérer régulièrement leurs opinions et idées à la lumière de nouvelles informations. Cette pratique peut être intégrée dans les écoles à travers des exercices réguliers où les élèves doivent débattre ou rédiger des essais en se plaçant dans une perspective opposée à la leur.
5. Faire comprendre l’échec comme un apprentissage : Cela recoupe avec d’autres recommandations, la flexibilité cognitive nécessite souvent de reconnaître que l’échec fait partie du processus d’apprentissage. Dans de nombreux contextes scolaires, l'échec est perçu comme une fin en soi, plutôt que comme une étape vers l'amélioration. Pourtant dans les contextes créatifs cela fait partie intégrante des apprentissages et du processus en lui-même. En encourageant une approche plus positive de l'échec, les enseignants peuvent aider les jeunes à comprendre que changer d’approche ou de perspective après un revers est non seulement acceptable, mais essentiel pour progresser et apprendre.