Le soir, c’est la crise autour des devoirs ? Et… c’est cool, ça marche ?
Vous êtes-vous demandé quels étaient les bénéfices pour vous, pour lui, y compris pour le lien et l’ambiance relationnelle ?
Pour certains parents cela satisfait leur besoin de contrôle et leur donne le sentiment qu’ils sont dans leur rôle, que c’est leur devoir, leur mission, bref, qu’ils font ce qu’il faut car s’ils laissent faire, ses notes vont s’effondrer et ensuite, c’est l’effet boule de neige.
Il y a une pression sociale de l’investissement parental dans les études et les professeurs ne sont pas les derniers à le leur rappeler, au moindre élève qui a des soucis pour se concentrer, c’est la faute du parent, et du laxisme sur le temps d’écran. J’ironise et le sujet est plus large mais vous voyez le concept…
Pour lui, cela va aller très vite, il ne peut retirer ou percevoir aucun avantage à ces interactions et à la situation. C’est juste l’angoisse, limite si on lui proposait l’internat, il n’hésiterait pas.
Et alors pour l’ambiance, déjà vous la vivez, on ne va pas en rajouter.
Alors pourquoi continuer jour après jour cette routine négative et destructrice ?
Je vais aujourd’hui vous proposer de réfléchir et d’imaginer par rapport à votre situation spécifique si vous identifiez les étapes clés pour briser cette dynamique conflictuelle de contrôle et de déresponsabilisation de votre enfant.
Si vous êtes à court d’idées, vous pouvez toujours tester ma solution en 5 étapes pour en sortir.
Comme tout changement il peut y avoir des effets collatéraux, mais vue la situation…
Il est certainement temps de rétablir l’autonomie, la confiance et le respect ? Car même si les crises sont en lien avec le sujet du travail scolaire, les émotions et le sens débordent sur le reste.
Vous pouvez casser ce cycle en 5 étapes simples (qui demanderont surement d’être revisitées) :
1) Vous arrêtez le micro-management et le flicage,
2) Vous vous désintéressez des notes en tant que chiffre, seul sont valorisés l’explication, l’évaluation de la situation (quantité de travail / résultat) et les efforts visibles.
3) Vous avez une discussion profonde et solennelle pour rétablir le rapport et la communication saine, apaiser les interactions et surtout surtout le responsabiliser : maintenant, c'est SON problème.
4) Vous fixez ensemble des objectifs mesurables.
5) Vous lui dites de vous parler de son travail ou de l’école uniquement s’il rencontre des problèmes.
Oui cela fait peur, mais peut-être avez-vous testé une autre solution qui fonctionne ? N'hésitez pas à m'envoyer un message ou en commentaire aussi...
Si vous réussissez à faire cela, vous allez enfin revivre, pouvoir vous poser après le boulot, parler d’autre chose que de l’école, les interactions familiales vont s’apaiser et tout le monde se sentira à sa place.
Bonus, le contexte sera favorable pour régler efficacement les autres problèmes qui pourraient subvenir.