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L'exigence n'est pas négociable !

À propos de l’auteur

Formé, mais éternel étudiant des fonctionnements humains et organisationnels, il articule depuis près de 25 ans psychologie du travail, ergonomie, philosophie, psychanalyse et coaching, au service d’une compréhension systémique et transdisciplinaire du travail et de l’épanouissement. Il publie en open science sur les enjeux d'orientation, de santé mentale et de qualité de vie au travail (QVT), à travers une approche ancrée dans les sciences sociales — notamment le Max-out et l’Orientation Professionnelle Désassignée. 👉 Cliquez pour accéder à : Toutes les publications

Quand l’engagement et le sens de façade touchent les professionnels du travail et de la santé mentale, ça donne quoi ?

Ça donne des gens qui se présentent comme les gardiens du « bien commun », mais qui filtrent tout à l’aune de leur confort.

 

Des journalistes qui ne se mouillent pas, qui n’enquêtent pas, qui doivent rester recevables, le statu quo ne se touche pas et surtout si ce n’est pas validé par un autre avant.

 

Des « experts » qui protègent leur boulot avant de protéger les vivants.

 

Des accompagnants qui expliquent que le mieux, face à la détresse, c’est souvent… de savoir écouter.

 

Et toi, tu applaudis, parce que c’est « pour ta santé mentale ».

 

Te rends-tu seulement compte de ce que tu applaudis alors que, par ailleurs, tu te débats ?

 

Tu applaudis l’immobilisme et l’inaction.

 

John F. Kennedy durant un discours 1962, parlait de la technologie, nucléaire comprise : elle n’a pas de conscience propre, tout dépend de ce qu’on en fait.

 

La question, c’est ce qu’on fait de la « santé mentale » quand elle n’est plus qu’un mode de communication.

 

Je me suis posé une question détonante : depuis 1945, la santé au travail fait-elle plus de victimes que les armes nucléaires utilisées en guerre ?

 

L’OIT estime aujourd’hui environ 2,93 millions de morts par an, dans le monde, à cause des accidents et maladies liés au travail.

 

Par an.

 

Par an.

 

Par an.

 

À côté, les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki ont tué des centaines de milliers de personnes.

 

 

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Donc, qui fait quoi, concrètement, avec cette réalité ?

 

Souvent, on reste dans un conformisme de continuité, celle où rien ne bouge mais tout se dit.

 

Quelle que soit la scène, sortie de classe, salle des profs, break room, groupes de paroles, talk shows, (conseils des ministres ?).

 

« Oh vraiment, hein, ça va pas. »

« Oui. les chiffres sont de pire en pire. Faut que ça change ! »

 

On va en parler. Partout. Aborder plein de solutions pansements.

 

Et si l’an prochain c’est pire, on refera un scandale, une journée pour ou contre, un sommet.

 

Et on repart pour un tour.

 

Au milieu de ça, l’engagement de façade tourne à plein régime.

Il rassure les bons rôles et les bons statuts. Il laisse intacts les systèmes.

 

Il laisse les dégâts à ceux qui les vivent.

 

Coluche disait un truc du genre : « Si vous arrêtez d’acheter, ils arrêteront de le vendre. »

 

Moi, j’ai envie de vous dire : Arrêtez d’applaudir l’inaction, le consensus mou, et le réchauffé, ils arrêteront peut-être de vous en servir.

 

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