Écrire en public (Write in public) : pourquoi je rends mes manuscrits visibles avant leur publication
Aujourd’hui, publier un livre n’a jamais été aussi simple.
Et jamais autant de livres n’ont été rédigés sans véritable pensée derrière.
Entre les textes générés par IA, les ouvrages recyclés, les guides standardisés, il devient difficile de savoir si un contenu est le fruit d’un véritable travail intellectuel… ou d’un simple assemblage bien présenté.
Moi, je veux qu’on sache.
Je veux qu’on puisse voir d’où viennent mes idées, comment elles ont été construites, ajustées, parfois retournées, parfois laissées en suspens.
Écrire, ce n’est pas juste produire.
C’est penser. laisser évoluer les idées. Les interroger. tenter de la valider empiriquement. Concrètement. Avec des erreurs, des influences, des questions.
C’est pour ça que j’ai décidé d’ouvrir mes manuscrits.
Pas uniquement pour prouver que j’en suis l’auteur.
Mais pour rendre visible ce que l’écriture signifie encore, quand on pense vraiment ce qu’on écrit.
“Build in public” → “Write in public”
Je détourne ici le concept bien connu des startups : “build in public”.
Mais à la place d’un produit, je vous donne à voir le processus d’écriture.
Pas le produit fini, pas le livre validé, marketé.
Le brouillon vivant.
Le texte en construction, dans toute son imperfection.
Ce moment fragile où une idée n’est pas encore un chapitre, mais existe déjà.
Concrètement, vous trouverez sur ce site :
- Des essais en cours d’écriture
- Des manuscrits à l’état d’ébauche ou déjà bien avancés
- Des concepts en maturation, parfois depuis 10 ou 15 ans
- Des allers-retours, des remaniements, des insertions critiques
- Des morceaux laissés là, volontairement inachevés
Et surtout : les versions successives sont conservées.
Je ne masque rien. Je documente le mouvement.
Pourquoi cette démarche ?
Parce que je veux que mes écrits restent tracés, lisibles, revendiqués.
Parce que je ne veux pas que le travail de pensée soit confondu avec une production automatisée.
Parce que je crois que la valeur d’un texte vient aussi de son ancrage dans une expérience, un terrain, une exigence.
Et parce que je m’adresse à celles et ceux qui ne cherchent pas une “solution rapide”, mais une pensée vivante.
Premier manuscrit accessible dès maintenant :
📘 L’enfant HPI contre l’école
Un texte en cours, en accès libre.
Il sera enrichi régulièrement. Chaque version restera disponible.
Très bientôt un autre texte arrive.
Tous les textes publiés dans ce cadre sont protégés par une licence Creative Commons BY-NC-ND 4.0 :
Lecture libre
Pas de reproduction sans autorisation
Aucun usage commercial ou adaptation
Toute citation doit mentionner l’auteur : Philippe Vivier