Procrastinons gaiement pour être plus "performant". Et oui, c'est logique...
Quand j'écoute certains dogmes de performance et de productivité, y compris ceux qui s'inscrivent autour du concept des philocognitifs, je rigole.
Alors, je me suis dit qu'on allait rire en explorant ça ;)
Pour ceux qui découvrent ce terme de Philo..., en gros, c'est parler des HPI, mais en ayant inventé un nouveau terme, car on s'ennuyait un peu par le manque de nouveauté dans le champ des étiquettes.
Assez souvent, on entend...
"Écoutez, vous tous !" : Il ne faut pas procrastiner pour être performant.
"Arrêtez de glander !"
Après, on se sent mal quand on glande, c'est sympa.
Le premier problème... Ces concepts ne sont pas définis.
Sans définition de procrastination et sans la lier à une performance qui serait une production concrète et tangible bien spécifique, nous ne pouvons qu'aborder les concepts et leur lien d'un point de vue général.
De quels aspects de la procrastination parle-t-on ? Performant à quel niveau ?
Vous voyez le truc...
Tout cela reste gentiment global.
Être imprécis, c'est bien, cela permet de raconter à peu près n'importe quoi, et de toujours avoir une porte de sortie ;)
Ce qui est d'autant plus rigolo, lorsque l'on connait un tant soit peu le fonctionnement des HPI, on sait qu'ils ont une relation particulière avec la procrastination.
Beaucoup de gens y sont confrontés, HPI ou pas.
Mais réfléchissons à trois exemples, on connait tous l'effet tête dans le guidon. Niveau perf, c'est pas toujours top.
On peut aussi penser à tous ces concepts à base de "less is more", la règle des "80/20", etc., où la performance, ce n'est pas une question de productivité. C'est pas nouveau ça quand même.
Pourtant, la procrastination, concrètement, c'est une affaire de productivité.
Mais sans rapport avec la qualité ou les objectifs, tout cela n'a pas de sens.
Repousser une tâche peut avoir plusieurs rôles ou effets, et pas forcément délétères en fonction de la tâche, car cela permet aussi de penser à notre stratégie par exemple, ou de laisser murir.
Et puis, si c'est juste sur une question de repassage, je crois que la question de performance, on s'en contrefout.
Et n'y a-t-il pas aussi un process d'incubation cognitive ?
Vous savez, lorsque le cerveau travaille tout seul en background sur un problème et finit par faire remonter la solution quand il en a trouvé une.
Gagner du temps sur un projet grâce à une réflexion murie et bonne stratégie par exemple, ou en appliquant la bonne solution, c'est aussi être performant.
Alors procrastinons gaiement et foutons-nous la paix ;)
Voici mon cheminement, je vous laisse y réfléchir.
Et pour la route... L'antidote n'est certainement pas la "précrastination", si l'on pense au fait que lorsqu'on se précipite pour enfoncer une clé dans une serrure, on y passe généralement plus de temps que si on l'avait fait calmement.
Il est con mon exemple, et con-fusant en plus, j'adore.