Non, faire de sa passion son choix de métier, n'est ni une assurance, ni le Graal. Voilà une solution pour valider...
Ces étudiants ont une passion qui en fait un objectif professionnel évident, assumé et cette question n'est pas un sujet, sauf que...
Souvent, ils viennent me voir d'abord pour des problématiques d'organisation ou de motivation.
Dernier exemple en date, il était passionné par la robotique. Bon.
Lui trouvait ça intéressant. Bien.
Les parents pensaient : métier d'avenir, stimulant et rémunérateur.
Tout le monde était content.
Sauf qu'en interrogeant rapidement son choix, et en cherchant à approfondir son manque de motivation, il s'est avéré qu'il n'y avait aucun échafaudage derrière, pas de réflexion profonde pour soutenir ce choix.
Et cette situation a une constance désolante chez ceux qui font de leur passion un métier.
Le problème, c'est qu'ado et parents sont centrés sur une projection liée à la passion ou un intérêt majeur, avec des a priori.
Pour le parent qui sait qu'il a des facilités, il a une passion et un objectif, tout roule.
L'erreur est là.
Cela roule "pour le moment", et encore, compte tenu de son manque de motivation à travailler, il y a clairement quelque chose à creuser.
Une solution :
Les amener à se questionner sur le métier éventualisé. Identifier un élément et indiquer des métiers qu’ils n’avaient pas envisagés.
Par exemple : "Qu'aimes-tu au juste dans la robotique ?"
Réponse : "les nouvelles technologies"
Ouverture : "En aéronautique également, de nouvelles technologies sont développées, qu'en penses-tu ?"
Et là, vous finissez par : "Tu devrais y réfléchir, on en reparle..."
Et bien sûr, quelques jours plus tard, vous lui en reparlez.