L'enjeu de l'excellence, y parvenir dans la constance.
Prenons un exemple : Imaginez que vous peaufinez votre recette de coulant au chocolat.
Quel que soit le nombre de tentatives : le niveau ultime est atteint.
La nature des ingrédients, leur quantité, l'ordre d'incorporation, le type de cuisson, ses réglages et sa durée, la température de refroidissement, tout rentre en compte.
Les pâtissiers professionnels connaissent parfaitement tous ces éléments et bien d'autres détails.
L'excellence, ce n'est pas d'y arriver une fois.
L'excellence, c'est d'y arriver à chaque fois.
Quand vous arrivez à un nouveau palier, vous aurez une nouvelle réalité et de nouvelles exigences.
L'autre en aura aussi, celui pour qui vous le faites.
Mais surtout, cela redéfini à chaque fois votre estimation de la qualité.
Tout vient à être réévalué à partir de ce que vous connaissez à présent, de votre nouveau niveau de maîtrise du sujet.
Dans l'accompagnement...
Et encore plus sur des questions d'orientation, l'amateurisme, l'a-peu-prés, le manque de compréhension de l'impact de son questionnement, de sa posture, n'est pas envisageable.
Vous devez passer d'une influence dont vous ne comprenez ni la teneur, ni le spectre, ni les effets, à une influence maitrisée.
Non, vous ne pouvez pas faire l'impasse sur cet aspect fondamental.
Et dans cette recherche de constance vers l'excellence, cela doit devenir une question centrale.
Cette question de maîtrise n’est pas technique.
Elle est éthique.
Mais cette constance est relative, donc inatteignable, c'est dans l'effort et la conscience que tout se joue.
Quand vous êtes pâtissier, l'objet de votre travail est fixe.
Quand vous travaillez sur l'humain et ses objectifs, c'est fluide et évolutif, séance après séance.
Il ne faut pas regarder derrière et contempler avec satisfaction le chemin parcouru, mais devant et dans sa pratique.