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L'exigence n'est pas négociable !

À propos de l’auteur

Formé, mais éternel étudiant des fonctionnements humains et organisationnels, il articule depuis près de 25 ans psychologie du travail, ergonomie, philosophie, psychanalyse et coaching, au service d’une compréhension systémique et transdisciplinaire du travail et de l’épanouissement. Il publie en open science sur les enjeux d'orientation, de santé mentale et de qualité de vie au travail (QVT), à travers une approche ancrée dans les sciences sociales — notamment le Max-out et l’Orientation Professionnelle Désassignée. 👉 Cliquez pour accéder à : Toutes les publications

L'empathie et la bienveillance sont désormais des outils de dénigrements. Les surjoues-t-on ?

D'un côté, nous jugeons. C'est un automatisme cognitif et nous n'y pouvons rien.


Nous jugeons de l'empathie et de la bienveillance à partir de codes et de définitions que nous ne maitrisons pas totalement, car ce sont des notions subjectives basées sur des valeurs morales et des principes. 


Donc aucune unité ni universalité.


De l'autre, nous exigeons l'empathie et la bienveillance des autres.


Mais toujours sur des critères flous.


Pire encore, nous les basons souvent, dans les interactions numériques, sur des écrits qui effacent tout le non verbal et la connaissance réelle de celui qui parle ou ses intentions.


Dès lors, il nous manque beaucoup d'éléments.


Mais nous faisons fi de cette réalité et donc d'un manque de bienveillance, lorsque nous faisons la police vis-à-vis de ceux qui ne le sont pas assez, selon nous.


Le tout sans jamais nous demander si nous avons moyen de savoir si nous le sommes moins ou autant qu'eux.


Bah inévitablement, dire à quelqu'un qu'il manque d'empathie, c'est considérer que l'on peut l'évaluer et implicitement que l'on en a plus que lui.


Et dans tellement d'intéractions, on a le sentiment que cette carte est mise en avant pour se valoriser ? Même si par ailleurs la façade peut s'étioler d'un coup.


Oui vous savez, c'est le fameux égoïste qui traite tout le monde d'égoïste.


Juger le manque d'empathie des autres devient une arme de défense pour éviter de regarder ce qui nous dérange dans nos propres comportements, et peut-être nos propres manques dont nous tentons d'ignorer les dissonances.


N'est-ce pas un peu hypocrite ?


La réalité.


L'échelle n'existe pas et ce n'est pas mesurable.


Nous avons juste envie de croire que nous le sommes plus que les autres, car cela nous réconforte sur notre humanité.


Car, ce qui court circuite l'empathie véritable, c'est l'égoïsme, la protection de soi, la préservation de son image et les émotions qui nous font glisser de la réflexion sur un sujet, vers la défensivité.


Avant de définir un manque chez quelqu'un de façon arbitraire, et si on identifiait ce qui se joue en nous lorsque cette envie, nait d'une émotion, nous traverse ?

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