La psychodynamique du travail de Dejours ne permet plus de voir le réel. (Je pèse mes mots.)
Le vrai problème chez Dejours n’est pas un détail. C’est son sujet. J'invite ici les psy du travail à penser le cadre de façon critique.
Au delà de ses 3 piliers théoriques, qui sont par ailleurs largement critiqués, regardons simplement le point de départ et le cadre.
Il part d’un sujet qui souffre, qui le sait (parfois inconsciemment), et qui lutte pour ne pas sombrer.
Mais le travail contemporain produit souvent tout autre chose.
Il produit un sujet qui ne se vit pas comme souffrant, qui la nie, qui se vit comme engagé, solide, intense, vivant, épanoui, aux commandes de sa carrière.
C’est là que le cadre ne suit plus.
Le problème n’est plus aujourd'hui que le travail fasse souffrir comme à l'époque Fordienne.
Le problème est que cette souffrance est interprétée dans beaucoup d'environnements de travail comme une forme d’épanouissement.
Grace au travail de storytelling de la société ET du récit interne du sujet qui en a intériorisé les normes.
Dans ce cas, le signal d’alerte disparaît.
La fatigue devient engagement.
La surcharge devient passion.
L’intensité devient preuve de valeur.
Sans cadre théorique pour lire cette transformation, le phénomène reste invisible.
Il passe entre les mailles des questionnaires, des indicateurs de bien-être et même des consultations.
Ce que les outils mesurent, c’est ce que les individus ressentent.
Mais si la souffrance est vécue comme un investissement identitaire, elle ne se déclare pas comme telle.
C’est précisément ce que le concept de Max-out permet de rendre visible.
Dejours pense le travail à partir d’un sujet en défense.
Le Max-out pense le travail à partir d’un sujet épanoui et surinvesti, dans un contexte qui interroge.
C'est un changement de paradigme qui nécessite des lunettes cliniques spécifiques.
Ce que Dejours appelle "stratégies défensives" ne suffit plus à voir, donc à décrire ce qui se passe.
Lister tout ce qu'il rate serait trop long et ce n'est pas la question, mais je laisse chacun qui connait son travail l'évaluer.
Sa distinction entre souffrance pathogène et souffrance créatrice est un piège.
Car si une souffrance peut devenir “bonne” parce qu’elle est reconnue, alors l’exploitation n’a même plus besoin de se cacher. Elle peut se faire appeler vocation.
La psychodynamique ne suffit plus pour lire le sujet moderne en entreprise qui transforme son usure en fierté.
Le Max-out commence là, il décrit le processus qui transforme l'engagement et la perception de l’usure en épanouissement.
Au delà de ses 3 piliers théoriques, qui sont par ailleurs largement critiqués, regardons simplement le point de départ et le cadre.
Il part d’un sujet qui souffre, qui le sait (parfois inconsciemment), et qui lutte pour ne pas sombrer.
Mais le travail contemporain produit souvent tout autre chose.
Il produit un sujet qui ne se vit pas comme souffrant, qui la nie, qui se vit comme engagé, solide, intense, vivant, épanoui, aux commandes de sa carrière.
C’est là que le cadre ne suit plus.
Le problème n’est plus aujourd'hui que le travail fasse souffrir comme à l'époque Fordienne.
Le problème est que cette souffrance est interprétée dans beaucoup d'environnements de travail comme une forme d’épanouissement.
Grace au travail de storytelling de la société ET du récit interne du sujet qui en a intériorisé les normes.
Dans ce cas, le signal d’alerte disparaît.
La fatigue devient engagement.
La surcharge devient passion.
L’intensité devient preuve de valeur.
Sans cadre théorique pour lire cette transformation, le phénomène reste invisible.
Il passe entre les mailles des questionnaires, des indicateurs de bien-être et même des consultations.
Ce que les outils mesurent, c’est ce que les individus ressentent.
Mais si la souffrance est vécue comme un investissement identitaire, elle ne se déclare pas comme telle.
C’est précisément ce que le concept de Max-out permet de rendre visible.
Dejours pense le travail à partir d’un sujet en défense.
Le Max-out pense le travail à partir d’un sujet épanoui et surinvesti, dans un contexte qui interroge.
C'est un changement de paradigme qui nécessite des lunettes cliniques spécifiques.
Ce que Dejours appelle "stratégies défensives" ne suffit plus à voir, donc à décrire ce qui se passe.
Lister tout ce qu'il rate serait trop long et ce n'est pas la question, mais je laisse chacun qui connait son travail l'évaluer.
Sa distinction entre souffrance pathogène et souffrance créatrice est un piège.
Car si une souffrance peut devenir “bonne” parce qu’elle est reconnue, alors l’exploitation n’a même plus besoin de se cacher. Elle peut se faire appeler vocation.
La psychodynamique ne suffit plus pour lire le sujet moderne en entreprise qui transforme son usure en fierté.
Le Max-out commence là, il décrit le processus qui transforme l'engagement et la perception de l’usure en épanouissement.