Choisir, c'est renoncer ? Vous l'entendez, vous le concevez, vous l'acceptez, mais vous vous trompez ! Explications...
J'ai décidé d'interroger cette phrase toute faite. Ne pas choisir peut sembler préserver toutes les options, mais c'est en réalité un choix implicite de laisser les circonstances ou d'autres acteurs décider à notre place.
Simplifions par l'exemple et la contextualisation pour ne pas sombrer dans les tautologies et sophismes.
Prenons un exemple central : le choix d’un métier, un domaine où les implications des choix et des non-choix sont particulièrement significatives. Et c'est un contexte dans lequel cette phrase est généralement employée.
Nous abordons ici cette question sous l’angle d’un objectif professionnel et de l’état que l’on souhaite atteindre.
Inexorablement et quelles que soient les circonstances, une situation ou un état se concrétisera :
1) Vous aurez activement choisi un métier.
2) Vous exercerez un métier que vous n'avez pas consciemment choisi.
3) Vous n'exercerez aucun métier.
Ne pas choisir vous projetterait dans un métier que vous n'avez pas choisi ?
Oui, c'est ce à quoi l'on arrive, même si ce n'est heureusement pas systématique. En fait, c'est surtout que vous le choisirez plus tard, vous aurez donc rendu difficile d'accès, beaucoup d'autres options en cours de route.
Et oui, car vous allez devoir emprunter une voie, faire quelque chose que vous allez choisir à un moment donné, à moins de prendre un ou plusieurs mois "off" à ne rien faire.
On rentre ici dans la problématique connexe des portes ouvertes sur laquelle j'ai déjà écrit plusieurs articles.
Et oui, car ne pas choisir, c'est aussi ne pas rentrer dans un processus d'évaluation, d'approfondissement qui permet déjà au minimum de valider que l'on est bien dans la bonne voie.
J'en ai connu un bataillon d'ingénieurs informatiques, d'étudiants en droit ou en médecine, qui faisaient machine arrière en 2ème année. Et même des Doctorants qui se demandent pourquoi ils sont arrivés là !
Dans le cadre d'un métier ou d'une activité, ne pas choisir relève donc d'un non-sens.
Choisir ou ne pas choisir, en fonction de la temporalité, a simplement des effets et des coûts différents.
Cela relève du même processus, mais pas du même acte, c'est juste la représentation que l'on s'en fait qui est différente et la manière dont on le justifie.
Qu'en pensez-vous ?