Ceci n'est pas une blague : 1 jeune sur 2 pense que l'astrologie est une science.
Selon une étude de l'IFOP, 49% des jeunes estiment que l'astrologie est une science, en hausse par rapport à 43% en 1999.
Cette tendance s'accompagne d'une augmentation des croyances dans d'autres domaines occultes : 48% des jeunes croient aux esprits, en hausse de 8 points depuis 2004, et 35% en la réincarnation, soit une hausse de 15 points en seize ans.
En outre, 41% des Français croient en l'astrologie, soit une augmentation de 8 points depuis 2000.
Plus d'un quart des Français ont déjà consulté un spécialiste de ces croyances, avec 18% pour l'astrologie, 14% pour la voyance, 10% pour la cartomancie et 6% pour la numérologie.
Que fait l'éducation nationale en France ? N'est-ce pas le rôle de l'école ?
Imaginez en 2030, on passera à 65 % ?
Face à cette marée montante de croyances ésotériques, l'éducation nationale doit-elle revoir ses priorités ?
Faut-il intégrer l'étude des chakras dans le programme de biologie ou proposer des options de divination en mathématiques ?
Après tout, si près de la moitié des jeunes pensent que l'astrologie est une science, pourquoi ne pas créer un BTS arts divinatoires ?
Ces tendances interrogent sur la capacité de notre système éducatif à inculquer l'esprit critique et la démarche scientifique.
Or pour lutter contre la simplification à outrance, l'amalgame, les raccourcis, la désinformation et le platisme, quoi de plus important ?
Si les jeunes se tournent vers les étoiles pour trouver des réponses, peut-être est-ce parce qu'ils ne les trouvent pas sur Terre, dans nos salles de classe.
Il est temps de renforcer l'enseignement des sciences, de promouvoir la pensée analytique et de vacciner nos élèves contre les dérives pseudoscientifiques.
Et pour ceux qui veulent éviter l'orientation divinatoire par les tests psychométriques, je propose tout juste ce qu'il vous faut : une offre 100% jus de cerveau qui questionne tout, avec non pas une croyance, mais une certitude, l'influence et le manque de réflexion en orientation est un fléau.