L'impact de la misère affective sur la vie pro ? Pourquoi la santé mentale n'en parle jamais ?
Tout comme être amoureux complique notre travail. L'inverse le complique tout autant.
Alors j'aurais pu vous parler de Jean Claude, pour que vous puissiez vous identifier un peu, mais je crois que ce n'est vraiment pas nécessaire.
Il vous suffit de vous replonger dans votre vécu. Vos émotions ressortent immédiatement et ce n'est plus qu'une compréhension conceptuelle, c'est devenu viscéral.
La santé mentale au travail peut-elle être dissociée de la santé mentale dans la vie privée ?
Il ne s'agit pas de séparer deux univers : vie pro et vie perso. Par une frontière nette, étanche. Le travail d'un côté, le reste de l'autre.
D'un point de vue concret et pratique, c'est possible.
Émotionnellement = c'est juste ridicule de le penser.
Et c'est souvent aussi pour cela que tous les petits conseils plaqués ne servent à rien, ils ne prennent en compte qu'une partie du problème.
Il y a trois types de solitude minimum :
- celle que l'on vit seul chez soi
- celle que l'on vit dans l'entreprise
- celle que l'on vit dans son couple
Le Max-out ne reste pas au bureau. Il rentre avec vous. Il s'installe dans votre lit, dans vos silences et vos agacements, dans vos projets sans cesse repoussés.
Il "crée" la distance, et dans l'environnement social que nous vivons, il est bien aidé par nos modes de vie.
L'épuisement vide les conversations. Le temps partagé devient rare, puis inexistant. Les projets attendent "le bon moment" qui ne vient jamais. Les vacances sont colonisées par le pro.
Et c'est toute la vie intime qui finit par s'étioler quand elle tient encore debout.
Ce ne sont pas des accidents. C'est le système qui fonctionne exactement comme prévu.
Le Max-out n'est pas juste un problème de santé au travail. C'est un modèle social du travail qui bouffe tout : le couple, la vie de famille, les naissances (oui, la démographie aussi).
La vraie question n'est pas "comment mieux gérer mon temps".
C'est : pourquoi on continue d'accepter un monde où travailler "normalement" implique de disparaître de sa propre vie ?
Quoi, vous vouliez un happy ending ?
Reprenez conscience et ça commence ici : https://zenodo.org/records/17271367