Le coût de la non-résolution : 2 études de cas réels pour illustrer les effets coûteux de ne pas choisir et agir.
Dernièrement, j'ai exploré les coûts liés à nos choix et également cette croyance, que choisir c'est renoncer. J'aborde aujourd'hui une éventuelle conséquence de ce renoncement, qu'il s'agisse de choisir ou d'agir.
Le coût de la non-résolution se manifeste souvent dans les situations où une personne, bien qu’ayant identifié un problème ou une limite, n'agit pas pour y remédier. Ce choix, qu’il soit conscient ou non, entraîne des conséquences parfois invisibles, mais significatives, notamment dans le domaine professionnel.
Je vais utiliser des exemples parlants de deux clients que j'ai pu accompagner.
Exemple 1 : L’absence de compétence sociale et en prise de parole
Un ingénieur compétent mais peu à l’aise lorsqu'il s'agit de s'exprimer en public et en réunion, n'ayant pas développé ses "soft skills".
Cette difficulté, limite de fait ses opportunités d'évolution : il peut être perçu comme manquant de leadership ou d’assurance, freinant ainsi ses chances d’évoluer vers des postes à responsabilité.
S’il a conscience de ce problème mais choisit de ne pas investir dans une formation, un stage de théâtre ou autre, il subit un double coût :
- Un coût d’opportunités perdues : les promotions ou missions valorisantes lui échappent. Il n'a pas la reconnaissance qu'il pourrait avoir, bref, beaucoup de conséquences sur le plan personnel et professionnel.
- Un coût financier indirect : son salaire plafonne alors qu’il pourrait prétendre à une rémunération supérieure s'il avait la possibilité d'évoluer.
Cette inaction, dicté par l’envie d’économiser, le manque de considération de l'impact potentiel ou par un blocage psychologique, entraîne donc des pertes cumulées sur plusieurs années, à calculer en fonction des cas.
Je vais parler argent, en général, c'est parlant.
C'est là que si l'on cherche à évaluer le coût réel d'une formation à la prise de parole en public, qui vous coute 3000 à 5000 euros mais vous en rapporte ensuite 10 000 par année...
Je précise que je ne propose plus ce genre d'accompagnement, j'en ai trop fait, à moins vraiment qu'il s'agisse d'une situation à enjeu, un challenge qui va raviver chez moi cette nécessité de l'excellence : seul poste dans cette ville tous les 5 ans, promotion unique...
Exemple 2 : Une expertise non valorisée en entreprise
Un développeur très spécialisé disposant d’une expertise rare et d'une belle expérience mais peu reconnue dans son organisation et dont les compétences sont sous-exploitées dans son poste actuel, qu'il a du prendre un peu par dépit. L'origine de cette situation nous importe peu pour cette reflexion.
En ne cherchant pas à valoriser ses compétences, que ce soit par un changement de poste, une négociation salariale ou une transition vers le freelancing, il subit des coûts de non-résolution :
- Une baisse de valorisation de sa spécialisation : étant à un poste où il ne continue pas de développer ses compétences spécifiques, il ne capitalise pas sur sa valeur ajouté et ce qui le rend unique. Ses compétences génèrent moins de valeur sur le long terme qu’elles ne pourraient en créer dans un autre contexte, par exemple en tant qu’indépendant ou dans une entreprise qui en reconnaîtrait la portée.
- Un coût en satisfaction personnelle : le sentiment d’être sous-estimé peut conduire à une baisse de motivation ou à du désengagement.
- Un cout financier mensuel : Il pourrait doubler son salaire, s'il se positionnait sur un poste lié à sa spécialisation.
Ces exemples illustrent que le coût de la non-résolution ne se limite pas à une stagnation immédiate. Il s'agit de trajectoires professionnelles et financières impactées sur le long terme.
3 étapes pour en sortir :
Identifier la situation et les blocages : Prendre le temps d’évaluer honnêtement les compétences ou situations limitantes, éventuellement en consultant des tiers objectifs (mentors, conseiller, coachs).
Agir rapidement : Investir dans des solutions adaptées, comme des formations ou un accompagnement, pour dépasser ces obstacles.
Valoriser ses compétences : Si le contexte actuel ne permet pas une reconnaissance suffisante, envisager des options alternatives.