En cas de désaccord, a-t-on intérêt à prouver à quelqu'un qu'il a tort ? Avoir raison, loin des jeux d'égo, peut-il nuire à la relation ?
Et si c'est le cas, quoi en penser ? (non, je ne pourrais pas traiter ici de cette question)
Convaincre, c'est argumenter avec éthique sans manipuler, selon Philippe Breton, que je rejoins.
Un dialogue intelligent n'est pas une lutte d'égo en soi, ou à part entière.
Pour éclairer, on peut confronter et questionner.
Un raisonnement qui ne supporte pas d'être interrogé mérite-t-il d’être conservé ?
Et Quid d'un acte, sur lequel on demande des explications ?
Contextualisons un instant : prenons un CEO aux méthodes managériales contre-productives.
Le dirigeant ne recherche pas un allié, il recherche des solutions.
Elles passent par le questionnement de ses croyances ou actions.
Un coach qui n’ose pas questionner les croyances de son client ne fait pas son travail.
Un journaliste qui n'interroge pas Mélenchon sur l'intention de son affiche, non plus...
Dans ce cadre, le coach a tout intérêt à prouver au client qu'il a tort, c'est également dans l'intérêt du client, et s'inscrit d'ailleurs inévitablement dans l'atteinte de son objectif.
Et je crois qu'alors, si l'on cherche à analyser la relation, cela renforce les liens plutôt qu'autre chose.
Pour l'autre exemple, c'est bien différent, vous vous en doutez.
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Écouter sans jamais confronter, c’est entretenir l’illusion du confort au détriment de l'évolution. C'est utiliser l'évitement pour créer une façade relationnelle d'entente.
Déconstruire une idée fausse ne signifie pas imposer une vérité, mais ouvrir un espace où l’autre peut réévaluer ses certitudes.
Et plus généralement, dans le cadre de toute relation business, amicale ou amoureuse, quel qu'en soit le curseur, et hors de toute superficialité dans l'évocation de ces concepts : le respect, l'intérêt de se questionner, le plaisir d'apprendre ou de faire évoluer sa pensée, renforce d'autant plus les liens avec l'autre.
Si tant est que l'autre y soit réceptif et dans la réciprocité.
Ce n’est pas la confrontation qui brise la relation et la communication, c’est la manière dont elle est menée.
Les piliers d'un dialogue intelligent : écoute, compréhension, assertivité, éthique, qualité des arguments, ouverture, réflexion, honneteté.
Je suis de ceux qui recherchent ces échanges et qui les valorisent.