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L'exigence n'est pas négociable !

À propos de l’auteur

Formé, mais éternel étudiant des fonctionnements humains et organisationnels, il articule depuis près de 25 ans psychologie du travail, ergonomie, philosophie, psychanalyse et coaching, au service d’une compréhension systémique et transdisciplinaire du travail et de l’épanouissement. Il publie en open science sur les enjeux d'orientation, de santé mentale et de qualité de vie au travail (QVT), à travers une approche ancrée dans les sciences sociales — notamment le Max-out et l’Orientation Professionnelle Désassignée. 👉 Cliquez pour accéder à : Toutes les publications

L'école apprend-elle à penser… et à bien utiliser ChatGPT désormais dès la quatrième.

À partir de la rentrée prochaine, les élèves devront suivre des cours obligatoires sur l’usage de ChatGPT et de l’intelligence artificielle générative, selon une annonce récente d’Élisabeth Borne. Derrière cette décision, l’ambition affichée est claire : préparer les élèves aux outils du futur et éviter une utilisation maladroite ou biaisée de ces technologies. Mais cette réforme soulève des questions fondamentales : fait-on évoluer l’éducation ou enterre-t-on définitivement la réflexion personnelle et l'esprit critique ?

Depuis quand les élèves ne cherchent-ils pas à se simplifier la vie ?

Former les élèves à l’IA semble nécessaire dans un monde où elle s’impose dans tous les secteurs. Mais dans un contexte où le niveau de lecture et d’analyse critique ne cesse de baisser, où la production écrite devient un exercice de plus en plus difficile pour de nombreux élèves, cette mesure peut apparaître comme une fuite en avant. Au lieu d’apprendre à structurer leur pensée, les élèves apprendront à structurer leurs prompts.

Le risque ? Que l’outil prenne le pas sur la réflexion. Loin de développer une intelligence autonome et critique, cette réforme pourrait bien ancrer l’idée que penser par soi-même est un processus obsolète, que l'on peut en effet déléguer sa réflexion, comme avec Google, on avait délégué nos connaissances durables. Pire, elle pourrait institutionnaliser une dépendance aux machines dès le plus jeune âge, sans garantir que les élèves aient les outils pour analyser et remettre en question les contenus générés.

Si ces cours ne s’accompagnent pas d’une véritable éducation à la pensée critique, cette réforme risque de remplacer l’enseignement du savoir par l’apprentissage du bon usage d’un algorithme. Et, à terme, d’installer un modèle où l’important ne sera plus de comprendre les concepts et leur articulation, mais de comprendre comment bien formuler sa demande à l’IA.

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